Cinema

Que le cinéma ne soit pas tout entier tourné vers les séductions de l'image et de l'imaginaire, des films récents, Lost in translation de Sofia Coppola et Uzak de Nuri Bilge Ceylan, en font la preuve. Il faudrait sans doute les situer dans un courant de cinéastes qui, avant eux, ont su interroger l'image et son imposture, le manque et son caractère irréductible, c'est-à-dire des cinéastes comme Antonioni, Rossellini peut-être, Coppola, le père et bien sûr Godard, Rohmer. Lost in translation et Uzak se rejoignent, étrangement, bien qu'émanant en apparence de cultures, de mondes si éloignés, la...
spellbound
Le cinéma américain parle psychanalyse avec un fort accent 1 1. Mais cela dit, il n'est pas facile de mettre le doigt sur le comment et le pourquoi. Il n'y a pas, à proprement parler, un genre « films de psychanalyse », et les échos se font aussi bien entendre dans des films inclassables comme Lilith (R. Rossen, 1964) ou Shock Corridor (S. Fuller, 1963), qu'à l'intérieur de genres anciens fortement constitués comme le western, la comédie ou le film policier. On se trouve donc confronté à une hétérogénéité de matériaux qui rend l'approche tortueuse, puisque deux films « à sujet psychanalytique...
Grace
Grâce Le mot « grâce » désigne une notion clé de la théologie chrétienne, au sein de laquelle il a pris une importance considérable. Mais on le trouve aussi dans la Bible hébraïque, où, sous la forme de hén ou chén, il désigne la faveur ou la bienveillance accordée à quelqu'un par un personnage de rang élevé, puis le témoignage concret de ce bon vouloir de la part de celui qui ainsi fait grâce à son bénéficiaire et, enfin, le charme ou le plaisir qu'en conçoit ce dernier, lequel trouve grâce auprès de son bienfaiteur. Questions de vocabulaire Le mot hébreu hén ou chén a été traduit...
dogville affiche
L'éthique de Dogville. Lars von Trier, après la définition du Dogme 95, un ensemble de dix règles pour les cinéastes adhérents, produit une trilogie de mélodrames : Breaking the waves, Les idiots et Dancer in the dark. La notion du bien et celle de sacrifice y sont centrales. « C'est la même histoire », dit-il. En mai 2003 il déclare qu'il va raconter des histoires de méchants. Et le premier volet d'une nouvelle trilogie, Dogville, est une tragédie où le bien et la bonté (le ‘mal' dont souffre Tess dans Breaking the waves 10 ) sont dialectisés avec le mal et la cruauté. Les risques de l'...
Affiche du film Mullholand Drive
Les dix clés de D.Lynch 1 au debut du film : 2 clés sont donnnées avant générique 2 observez quand l'abat jour rouge apparait 3 attention au titre du film pour lequel kescher auditionne les actrices ? Ce titre est-il mentionné à nouveau ? 4 qui donne la clef et pourquoi ? 5 faites attention a l'endroit ou se déroule l'accident 6 faites attention a la robe, au cendrier, à la tasse a café 7 tout se joue au club « silencio » 8 Camilla n'a t elle reussi que par son talent ? 9 attention aux details autour de l'homme derrière winkies 10 ou est tante ruth ? Site officiel http://www.bacfilms.com/...
effroyablesjardins
Il n'est pas facile d'être un fils. Surtout quand son père fait le clown, l'Auguste, celui qui fait rire, le minable qui rate tout et qui ramasse des baffes. Il n'est jamais facile d'être un fils : un père Grand homme vous donne le sentiment d'être écrasé ; une verrue sur son nez vous fait honte et vous dérange bien plus que si elle était sur le vôtre ; arrive-t-il qu'on croie réussir plus brillamment sa propre vie que lui la sienne, et l'on se retrouve comme avec quelques centimètres en trop, et un sentiment de malaise, de vague honte morveuse et coupable, d'avoir eu l'audace de monter plus...
ivre
« Ivre de femmes et de peinture » Ce film du cinéaste coréein Im Kwon-taek est une biographie filmée du peintre "Ohwon" Jang Seung-Up né en 1843, disparu mystérieusement sans laisser de trace en 1897. Cet artiste peintre coréen connu, non seulement pour son art qu'il maîtrise à la perfection mais également pour son mode de vie libertin, son excentricité et son amour immodéré de l'alcool. fut le témoin des bouleversements d'une Corée tentée par le progrès au XIXe siècle. On est à la fin de la dynastie Chosun qui régnait depuis 500 ans sur le pays. En parallèle à la défaite de la Chine face à...
Affiche du film Parle avec elle
Il me semble que la question à laquelle le film de Pedro Almodovar : « Parle avec Elle » nous renvoie avec une extrême brutalité est : Quelle passion a guidé nos pas dans l'univers de la réanimation, que faisons nous comme soignants dans ces lieux où la mort bien souvent l'emporte sur la vie ? Comment parvenons-nous, comme clients (et dans les limites que notre dommage corporel nous assigne) à choisir la vie plutôt que la mort ? En fonction de quels liens, de quels amours de quelles ruptures ? Dans ce film une femme revit parce qu'elle est aimée et qu'on lui parle, l'autre meurt parce qu'elle...
Affiche du film "Quelqu'un de bien"
Je crois qu'il faut aller voir « Quelqu'un de bien » de Patrick Timsit pour comprendre un peu ce qui nous attend, comme il fallait lire en son temps « 1984 » de Georges Orwell. Ces deux oeuvres ont la même saveur prophétique. Une comédie ? « QUELQU'UN DE BIEN » traite effectivement sur un mode comique un des problèmes les plus troublants qui surgissent des progrès de la chirurgie . Il est maintenant possible de « bénéficier » d'un morceau conséquent (soixante pour cent nous dit le film) du foie d'un de ses parents proches pour remplacer l'identique pièce de son corps propre devenue...
Au coeur du film, il y a le récit,bouleversant, que la grand-mère de Swing, vieille femme gitane, fait à Max, racontant sa déportation, la perte de sa famille, sa fuite avec son frère, tous deux jeunes enfants. On l'entend chanter immédiatement après une berceuse, d'une voix pure, sortie du fond des âges. C'est à ce contraste que Max est confronté, ce faisant le scribe de ce peuple sans écriture, apprenant à son contact la nature, la liberté, l'indépendance. Tony Gatlif nous montre Max sortant de chez lui et y retournant, escaladant le haut portail fermé à clé de la maison familiale, nous...

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