Dates:
Samedi, novembre 25, 2017 (Jour entier)

Adresse

Les Grands Voisins, 82 avenue Denfert Rochereau
75014 Paris
France
Organisateur(s) du congrès:
Association La Turbulence, Groupe d'étude petite enfance
email: contact:

Pascale Mignon 01 43 36 66 47

Christian Nain 01 45 42 36 08

Déroulement:

Journée d'étude de 9h à 16h organisée en séances plénières et une table ronde avec la participation de Pascale Mignon, Philippe Grimbert, Alexandra Amorin, Stéphanie Khiate, Fabienne Lefoll, Martine Maurice, Miren Arambourou, Elzbiéta, Raphaël Enthoven ainsi que de Joëlle Rouland

Placés, confiés, accueillis… Certains ne marchent pas, ni ne parlent encore, d’autres arpentent leur chemin de vie d’un pas plus ou moins assuré, habités par une parole tout juste balbutiante, sur la voie de l’énonciation… Parfois, les uns et les autres pleurent, crient, tapent, « font des crises »… Pas de mots, ce sont le corps et sa motricité qui sont en jeu. Parfois l’apaisement est si difficile à procurer que l’adulte, en charge de les accompagner, voudrait, malgré lui, ne plus entendre, ne plus voir. Ces enfants de quelques mois, de quelques années, lui deviennent insupportables.
L’insu-portable : comment continuer à porter psychiquement un tout petit enfant avec ce qui nous échappe et nous met à mal, que ce soit ce qui l’habite, qu’il porte en lui, sans le savoir, comme traces du lien à son père, à sa mère, que ce soit ce qui nous appartient à nous professionnels, ce qui tient à la rencontre entre les uns et les autres ou encore ce qui touche à la dimension institutionnelle ?
Cris-colère, pleurs-chagrins, larmes-tristesse… la souffrance du tout-petit le rendrait-elle donc inconsolable ? Notre souhait que ces cris s’arrêtent serait-il une marque de notre impuissance à la consolation ? Mais qu’est-ce que la consolation ? Que met en place le consolateur, avec ses bras, sa parole, son corps, son psychisme ? Qu’offre-t-il à celui qui peut être en désarroi ? Qu’offre-t-il à l’autre pour qu’il puisse trouver sa propre ressource et peut-être supporter sa part d’inconsolable ? Sans doute nous rapprochons-nous de ce que Winnicott nommait l’aire de l’illusion, « ce champ nécessaire pour l’établissement d’une relation qui ne soit pas de soumission entre l’individu et le monde qui l’entoure ».
Comment œuvrer pour que ce tout petit enfant poursuive sa vie de créateur du monde ?

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