20/06/2017
Prix Œdipe 2018

Démocratie ?

 

Au moment où j’écris ces lignes, vient de se conclure en France un long processus qui a abouti après de nombreux passages des électeurs dans l’isoloir, à la nomination d’un Président de la République et des députés à l’Assemblée Nationale. Ce processus, qui est au...Lire plus...

À propos...

Laurent Levaguerèse
Le site oedipe Le site Web oedipe a pour but de permettre à tous ceux que la psychanalyse freudienne intéresse, soit professionnellement soit personnellement d'obtenir des informations et d'échanger avec d'autres des idées, des réflexions, des propositions au sujet de la psychanalyse. Le site oedipe est ouvert à tous, quel que soit le choix associatif de chacun. Il vise à constituer un réseau et non une association . Chacun y est libre et responsable de son écrit et le soutient en son nom. Grâce au réseau Internet, les échanges internationaux sont rendus plus faciles qu'auparavant. La langue...Lire la suite

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Chers collègues et amis

 

L'année 2017 s'est terminée par une bien mauvaise nouvelle avec la mort de Jean Cooren....Read more

Articles

gauguin vahinée

Une nouvelle érotique? par Jean Allouch

Une nouvelle érotique ? L’affaire Weinstein, entend-on dire un peu partout, aurait été suivie d’une importante lame de fond dont la formule serait : « Les femmes ont pris la parole. » Je voudrais, à ce propos, attirer l’attention sur un point qui ne paraît pas perçu jusqu’à aujourd’hui – tel le mot EUROPE écrit en si grands caractères sur une carte d’Europe qu’on ne le lit pas. D’une ampleur dite inégalée, cette prise de parole est donc centrée sur ladite « affaire » et toutes celles que l’on admet pareillement configurées (sans toutefois y aller voir de trop près). Une scène donc où figurent...Lire la suite

A propos de « Autre pourrait être le monde » Jean Cooren

JEAN COOREN A propos de « Autre pourrait être le monde » (Hermann 2015) REIMS - La Criée – 15 Octobre 2015 L'écriture est toujours orpheline Un auteur ne parvient jamais à résumer le livre qu'il a écrit. Une bonne partie de ce qui se trouve niché entre les lignes du texte – serait-ce le plus précieux ? – lui échappe. Seul le lecteur y accède parfois, mais ce ne peut être que partiellement. En lisant le livre, il en déplisse les pages, croit deviner ce qui y est dissimulé, en parle, réécrit le livre à sa manière, comment savoir ce qui est juste ? Cet imbroglio entre lecteur et auteur dissémine...Lire la suite

Pages

  Les frottements du cœur » Récit. Katia Ghanty. Editions Carnetsnords. Nov 2017.
« Les frottements du cœur » Récit. Katia Ghanty. Editions Carnetsnords. Nov 2017. Le livre de Katia Ghanty, « Les frottements du cœur », paru récemment aux éditions Carnetsnord, est un livre puissant. Par-delà la souffrance que l’auteure relate dans son récit autobiographique, on lit la puissance de l'amour prise dans une promesse, celle adressée à l’autre qu’elle aime et celle qu’on reçoit de l’autre. La force de la parole donnée, et celle de l’écoute, vibrent tout au long du texte. Dans une écriture alerte et incisive, on découvre la puissance de la pensée qui s'accroche aux détails pour...
12 jours
Raymond Depardon, 12 jours : Beckett au parloir. Je ne sais pas ce qui me révolte du film ou de la procédure qu’il décrit, ou bien encore s’il s’agit de la procédure dans le dispositif bref, d’un film qui me concède une position intenable, m’enfermant avec lui dans la boîte à images et accessoirement la boîte à folie. Dans Les Habitants déjà, Depardon enfermait les gens dans une boîte, une sorte de photomaton/caravane dans lequel ils échangeaient des propos le plus souvent d’une pauvreté désarmante et pitoyable, complètement pris dans les stéréotypes, la misère de leur...
Julieta
Réflexions à partir du film Julieta Louise Grenier RIEN SUR MA FILLE ? Une « ombre à peine capable de revivre » (Freud) [2] : voilà comment Freud désigne le lien à la mère et ses affres dans l’histoire des filles, ce qu’il appelle le préœdipien : une ombre qui se heurte à un refoulement inexorable et qui ne cesse de hanter la psyché féminine. Dans le film Julieta , le maternel est une mémoire liquide où errent des naufragés et des signifiants arrachés au silence de Pontos. [3] Freud écrit : « La pénétration dans la période préœdipienne de la petite fille nous surprend comme...